"Manchester City sera un grand club le jour où il attirera des joueurs de classe mondiale sur la base de son potentiel sportif et non sur la taille de son portefeuille." La phrase est de Sir Alex Ferguson. Un gentil petit tacle de la part du voisin mancunien. Mais avant d'être ironique, la remarque du manager de United est surtout pleine de bon sens. Pas un club au monde n'a dépensé davantage d'argent sur le marché des transferts depuis deux ans. Pour un résultat maigrichon, pour l'instant. L'été dernier, après avoir dégainé le carnet de chèque comme une mitraillette, City voulait bousculer la hiérarchie anglaise et décrocher, au minimum, une place en Ligue des champions. Raté. Ce sera la 5e place et la Ligue Europa. Alors les Citizens sont repartis de plus belle. On ne change pas une méthode qui n'a pas totalement fonctionné. Le nouveau riche de la Premiership fait valser les billets. Bienvenue à Yaya Touré (30m d'euros), David Silva (29), Aleksandar Kolarov (20) et Jerome Boateng (12,5) et Mario Balotelli (28). James Milner (25) va sans doute suivre dans les jours qui viennent. Au total, et en admettant (ce qui reste à prouver, d'autant que l'on parle d'une offre absolument colossale pour Zlatan Ibrahimovc) que Khaldoon Al Mubarak arrête les frais, Manchester City aura donc dépensé 145 millions d'euros. Le tout pour renforcer un groupe déjà pléthorique. Sans compter une autre "recrue", en la personne de Robinho, de retour de prêt du Brésil et dont le maintien dans le groupe apparait de plus en plus plausible. Condamné à réussir, et vite si possible, City ne peut se permettre de rater une fois de plus le wagon de la Ligue des champions. Ce n'est qu'à ce prix que le club pourra répondre au critère défini par Sir Alex Ferguson. Une place parmi les quatre premiers relève donc du strict minimum en termes d'objectif pour Roberto Mancini. En attendant, City continue de susciter des sentiments ambivalents en Angleterre, entre jalousie et scepticisme. Harry Redknapp, manager deTottenham, premier adversaire des Citizens samedi, croit à l'avènement du club mancunien. Mais pas tout de suite. "S'ils laissent le temps à Roberto Mancini de travailler, juge-t-il, ils seront champions dans un futur proche. Je n'en doute pas. Mais je ne crois pas que ça puisse arriver dès cette saison. Il manque encore trop de choses pour que cela arrive".Manchester City a encore dépensé sans compter sur le marché des transferts. Pendant que les principaux ténors anglais, par choix ou nécessité, ont joué la carte de la stabilité, les Citizens ont fait turbiner le carnet de chèque. Résultat, un effectif surréaliste. Mais toujours autant de doutes.
dimanche 15 août 2010
Premier League: City donne le tournis
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